• Emilio Danero
    Reformuler la pensée de l’autre, c’est la restituer sans aucune déformation. Afin de bien restituer cette pensée, il est nécessaire, au préalable, de bien l’écouter même si nous ne partageons pas le point de vue de l’autre...


    L’exercice de reformulation est un exercice capital. Il est en effet indispensable de pouvoir restituer la pensée de quelqu’un sans la déformer avant de porter un jugement critique sur son contenu. Exercice difficile, car très souvent nous sommes peu réceptifs à la pensée de l’autre.

    Nous sommes parfois tellement centrés sur nous-mêmes que la pensée de l’autre est mal comprise ou mal entendue. Les gens, très souvent, ne s’écoutent pas, car chacun est plongé dans sa propre pensée.
    La première étape exige donc cette restitution avant de passer à une phase critique.

    Cet exercice peut se réaliser de plusieurs manières différentes :
    • Reformuler, d’une manière détaillée ou synthétisée, des pensées exprimées dans
    un texte.
    • Reformuler des pensées entendues lors d’un exposé ou d’un interview.
    • Reformuler les pensées exprimées en classe par un étudiant.
    • Reformuler un message transmis par le professeur.

    Il est intéressant de demander à la personne dont on reformule le message si elle est satisfaite de la restitution ! Il est clair qu’elle doit reconnaître intégralement son message !


    Exercice 1 : une discussion à deux

    Demander à un étudiant de commencer une discussion sur un sujet libre. À un moment donné, cet étudiant pose une question à son/ sa partenaire qui doit répondre à la question après avoir reformulé la pensée de l’autre.

    Exercice 2: une discussion à plusieurs (un animateur de groupe est ici souhaitable : il veille au respect des consignes).

    Un étudiant entame une discussion (sujet libre), puis pose une question à un membre du groupe. Celui-ci ne répond à la question qu’après avoir reformulé la réflexion du premier étudiant. Ce deuxième étudiant poursuit la discussion, puis posera une question à un autre étudiant qui n’ a pas encore pris la parole et ainsi de suite.

    Exercice 3 : reformulation à partir d’un exposé

    Demander à un étudiant de faire un exposé pendant 15 minutes environ. Toutes les deux minutes le professeur interrompt l’exposé et demande à chaque étudiant de reformuler, d’une manière éventuellement plus condensée, la pensée exprimée pendant ces deux minutes (sans se laisser influencer par les autres étudiants !). Ensuite l’exposé reprend pendant deux minutes. Nouvelle reformulation. L’ exercice continue ainsi jusqu’à la fn de l’exposé.

    Exercice 4 : reformulation à partir d’un exposé avec évaluation faite par l’orateur

    Demander à un étudiant de commencer un petit exposé pendant deux minutes (sujet libre). Ensuite proposer à chaque étudiant de reformuler, d’une manière éventuellement pus condensée, la pensée de l’orateur. Enfin évaluer l’exercice en demandant au premier étudiant s’il est satisfait de cette reformulation.


    Voici quelques critères afin d’évaluer la reformulation (cette évaluation se fait en discutant avec ceux qui ont reformulé les parties de l’exposé et avec l’orateur) :

    •Des éléments ont-ils été oubliés dans les reformulations ?
    •Des éléments nouveaux ont-ils été ajoutés dans les reformulations ?
    •Quelles sont les différences fondamentales entre les diverses reformulations ?
    •Certains passages reformulés sont-ils confus ou témoignent-ils d’un manque de compréhension à l’égard de l’exposé ?
    •Les diverses reformulations font-elles apparaître des prises de position très
    différentes ?
    •L’orateur reconnaît-il ses idées à travers telle ou telle reformulation ?
    •L’orateur a-t-il l’impression d’avoir dit plus ou moins de choses. Lesquelles ?





  • Emilio Danero
    Reformuler la pensée de l’autre, c’est la restituer sans aucune déformation. Afin de bien restituer cette pensée, il est nécessaire, au préalable, de bien l’écouter même si nous ne partageons pas le point de vue de l’autre...


    L’exercice de reformulation est un exercice capital. Il est en effet indispensable de pouvoir restituer la pensée de quelqu’un sans la déformer avant de porter un jugement critique sur son contenu. Exercice difficile, car très souvent nous sommes peu réceptifs à la pensée de l’autre.

    Nous sommes parfois tellement centrés sur nous-mêmes que la pensée de l’autre est mal comprise ou mal entendue. Les gens, très souvent, ne s’écoutent pas, car chacun est plongé dans sa propre pensée.
    La première étape exige donc cette restitution avant de passer à une phase critique.

    Cet exercice peut se réaliser de plusieurs manières différentes :
    • Reformuler, d’une manière détaillée ou synthétisée, des pensées exprimées dans
    un texte.
    • Reformuler des pensées entendues lors d’un exposé ou d’un interview.
    • Reformuler les pensées exprimées en classe par un étudiant.
    • Reformuler un message transmis par le professeur.

    Il est intéressant de demander à la personne dont on reformule le message si elle est satisfaite de la restitution ! Il est clair qu’elle doit reconnaître intégralement son message !


    Exercice 1 : une discussion à deux

    Demander à un étudiant de commencer une discussion sur un sujet libre. À un moment donné, cet étudiant pose une question à son/ sa partenaire qui doit répondre à la question après avoir reformulé la pensée de l’autre.

    Exercice 2: une discussion à plusieurs (un animateur de groupe est ici souhaitable : il veille au respect des consignes).

    Un étudiant entame une discussion (sujet libre), puis pose une question à un membre du groupe. Celui-ci ne répond à la question qu’après avoir reformulé la réflexion du premier étudiant. Ce deuxième étudiant poursuit la discussion, puis posera une question à un autre étudiant qui n’ a pas encore pris la parole et ainsi de suite.

    Exercice 3 : reformulation à partir d’un exposé

    Demander à un étudiant de faire un exposé pendant 15 minutes environ. Toutes les deux minutes le professeur interrompt l’exposé et demande à chaque étudiant de reformuler, d’une manière éventuellement plus condensée, la pensée exprimée pendant ces deux minutes (sans se laisser influencer par les autres étudiants !). Ensuite l’exposé reprend pendant deux minutes. Nouvelle reformulation. L’ exercice continue ainsi jusqu’à la fn de l’exposé.

    Exercice 4 : reformulation à partir d’un exposé avec évaluation faite par l’orateur

    Demander à un étudiant de commencer un petit exposé pendant deux minutes (sujet libre). Ensuite proposer à chaque étudiant de reformuler, d’une manière éventuellement pus condensée, la pensée de l’orateur. Enfin évaluer l’exercice en demandant au premier étudiant s’il est satisfait de cette reformulation.


    Voici quelques critères afin d’évaluer la reformulation (cette évaluation se fait en discutant avec ceux qui ont reformulé les parties de l’exposé et avec l’orateur) :

    •Des éléments ont-ils été oubliés dans les reformulations ?
    •Des éléments nouveaux ont-ils été ajoutés dans les reformulations ?
    •Quelles sont les différences fondamentales entre les diverses reformulations ?
    •Certains passages reformulés sont-ils confus ou témoignent-ils d’un manque de compréhension à l’égard de l’exposé ?
    •Les diverses reformulations font-elles apparaître des prises de position très
    différentes ?
    •L’orateur reconnaît-il ses idées à travers telle ou telle reformulation ?
    •L’orateur a-t-il l’impression d’avoir dit plus ou moins de choses. Lesquelles ?






  • Je vous propose quelques consignes sur l’exposé oral : l’étudiant est souvent confronté à cet exercice au cours de ses études. Cet exposé peut prendre plusieurs formes et peut être évalué sur la base de plusieurs critères.


    PRÉLIMINAIRES

    • L’exposé oral peut varier sur le plan du contenu et sur le plan de la durée.

    • L’étudiant peut être amené à exposer un sujet traditionnel (sujet au choix ou sujet libre), à commenter un livre, un film ou une exposition, à partager une expérience personnelle.

    • La durée de l’exposé peut varier en fonction du nombre d’étudiants par classe (entre trois et dix minutes). Ces contraintes de durée demandent à l’étudiant un effort d’adaptation : il devra particulièrement synthétiser ses idées ou il pourra se permettre de développer davantage certains aspects.

    • L’étudiant pourra se présenter avec le texte de son exposé, avec un plan de l’exposé ou sans aucune note.


    CONSEILS


    1) LA RESPIRATION


    • Une respiration trop rapide crée une certaine anxiété.
    • La plupart des gens respirent par la poitrine. Cette façon de respirer augmente la tension musculaire et la fréquence respiratoire. Elle augmente le stress et bloque la voix. Un moyen de s’entraîner à lutter contre le trac est la pratique régulière de la respiration abdominale. Cette respiration ventrale aide à être moins tendu.

    Exercice
    Fermez votre bouche et inspirez, par le nez, en soulevant la paroi abdominale.
    Ensuite, expirez lentement et régulièrement, la bouche ouverte, en abaissant petit à petit la paroi abdominale jusqu’à ce qu’elle revienne à sa position normale. Lorsque vous serez bien habitué à la respiration ventrale, vous pourrez retenir votre souffle après l’inspiration (inspiration : 2 à 4 secondes ; rétention : 8 à 16 secondes ; expiration : 4 à 8 secondes)


    2) LA VOIX

    a) Le débit

    • Ne pas parler trop vite ou trop lentement. Si vous parlez trop vite, l’auditoire aura l’impression que vous voulez terminer rapidement votre exposé. Il faut d’ailleurs laisser à l’auditoire le temps de digérer ce qui est dit ! Si vous parlez trop lentement, vous crisperez peut-être l’auditoire.
    • Les pauses sont indispensables car elles délimitent les unités d’information.

    b) La modulation

    • Varier le ton de la voix (une diction non modulée est monotone).
    • Une voix naturelle est conseillée !

    c) L’amplitude (ou l’intensité)

    • Parler à voix forte en fonction du volume de l’espace et du nombre des auditeurs.
    • Ne pas confondre l’amplitude de la voix et la hauteur de la voix : une voix aiguë ou grave font partie du registre de la hauteur. Il est important de connaître la hauteur de sa voir afin de mieux la gérer.

    d) L’articulation

    • Elle consiste à bien faire entendre les différents sons sans «mâcher» ses mots.
    • Le travail de l’articulation est axé sur les consonnes.
    • L’exercice du crayon peut vous aider à mieux articuler (prendre un crayon octogonal et le placer dans la bouche, serré entre les dents, perpendiculairement à soi et pointé un peu vers le haut).


    3) LE CORPS

    a) Les gestes

    • Il faut savoir que les gestes sont très explicites et qu’il est important de donner un sens à son geste ( les gestes peuvent être utilisés pour appuyer son propos). Les gestes doivent aider à la compréhension de l’exposé.
    • Aucun geste n’est interdit du moment que la gestuelle soit mise au service de la parole.
    • Il est cependant conseillé de ne pas mettre ses mains dans les poches ou la main devant la bouche.
    • Il faut à la fois éviter une gesticulation trop importante et un comportement statique (il est donc préférable de se déplacer de temps à autre et sans gesticuler plutôt que de rester continuellement rivé à son bureau).
    • Un certain dynamisme est conseillé !

    b) Le visage expressif et parfois souriant est préférable à un visage neutre !

    c) Le regard

    • Apprendre à regarder chaque membre de l’auditoire.
    • Évitez le regard fuyant et sans expression.
    • Évitez le regard fixé sur une seule personne ou une partie de l’auditoire!
    • Ne pas baisser les yeux, regarder le plafond ou la fenêtre !
    • Ne pas parler en ne regardant que les étudiants de la première rangée.
    • Donnez l’impression que vous parlez pour chaque personne en particulier (votre regard doit donc passer de l’une à l’autre personne) : certains praticiens du langage conseillent, pour le regard, un circuit hélicoïdal.

    d) Le vêtement

    • Tout élément vestimentaire a une signification.
    • Un étudiant doit savoir qu’il suscitera des réactions diverses selon qu’il portera un vêtement excentrique ou un costume avec cravate !
    • Un vêtement correct est conseillé : une manière de respecter votre auditoire.

    4) LA LANGUE

    • Une syntaxe et un style corrects.
    • Un niveau de la langue courant (un registre plus technique peut être utilisé en fonction du sujet suivi).
    • Un vocabulaire adéquat : il convient, en outre, d’expliquer les mots plus difficiles (le vocabulaire doit, en effet, être adapté à l’auditoire).
    • Ne pas répéter les mêmes mots ou expressions (exemple : «et alors...»).


    5) LA STRUCTURE

    • Annoncez les différentes parties de votre exposé (une introduction et une conclusion sont souhaitables).
    • Utilisez parfois des liens logiques de transition (ceux-ci sont néanmoins moins nombreux qu’à l’écrit).


    6) LE CONTENU

    a) Le sujet

    • Tout sujet peut être en soi intéressant, mais c’est surtout la manière de le présenter qui doit être originale.
    • Prenez garde à ne pas présenter des banalités. Recherchez plutôt à présenter ce qui est peu connu ou ce qui étonne : c'est le meilleur moyen d'attirer l'attention de votre auditoire.
    • Évitez néanmoins les sujets passe-partout (exemple : le football chez les étudiants passionnés par ce sport !).
    • Essayez de faire un exposé intéressant et vivant : faire appel à des faits d’actualité, utiliser des comparaisons, pratiquer l’humour, recourir à des exemples...

    b) L’argumentation

    • Il convient de bien argumenter ses idées.
    • Les informations doivent être exactes (il est donc indispensable de bien se documenter au préalable) : cette observation n’est pas valable pour un exposé qui présenterait un ton plus personnel.

    c) Le support

    • Un support visuel peut être utilisé (tableau, affiche). Mais prévoyez de ne pas tourner trop longtemps le dos à votre auditoire.
    • Si vous désirez faire circuler des photographies ou des objets parmi votre auditoire, il est souvent préférable de le faire après votre exposé (dans le cas contraire l’attention de l’auditoire sera moins soutenue).


    7) LES NOTES

    • Ne pas se plonger continuellement dans ses notes (il est préférable d’avoir un plan de l’exposé).
    • Ne pas réciter ses notes par coeur !
    • Soulignez éventuellement les parties importantes dans différentes couleurs. Le but est de vous permettre de trouver très rapidement le mot ou la phrase que vous risquez d'oublier.


    8) LA DURÉE

    Respectez la durée qui vous est proposée. Si l’exposé est trop long, vous serez probablement interrompu. Si l’exposé est trop rapide, vous risquez de décevoir l’auditoire et votre professeur.










  • Je vous propose quelques consignes sur l’exposé oral : l’étudiant est souvent confronté à cet exercice au cours de ses études. Cet exposé peut prendre plusieurs formes et peut être évalué sur la base de plusieurs critères.


    PRÉLIMINAIRES

    • L’exposé oral peut varier sur le plan du contenu et sur le plan de la durée.

    • L’étudiant peut être amené à exposer un sujet traditionnel (sujet au choix ou sujet libre), à commenter un livre, un film ou une exposition, à partager une expérience personnelle.

    • La durée de l’exposé peut varier en fonction du nombre d’étudiants par classe (entre trois et dix minutes). Ces contraintes de durée demandent à l’étudiant un effort d’adaptation : il devra particulièrement synthétiser ses idées ou il pourra se permettre de développer davantage certains aspects.

    • L’étudiant pourra se présenter avec le texte de son exposé, avec un plan de l’exposé ou sans aucune note.


    CONSEILS


    1) LA RESPIRATION


    • Une respiration trop rapide crée une certaine anxiété.
    • La plupart des gens respirent par la poitrine. Cette façon de respirer augmente la tension musculaire et la fréquence respiratoire. Elle augmente le stress et bloque la voix. Un moyen de s’entraîner à lutter contre le trac est la pratique régulière de la respiration abdominale. Cette respiration ventrale aide à être moins tendu.

    Exercice
    Fermez votre bouche et inspirez, par le nez, en soulevant la paroi abdominale.
    Ensuite, expirez lentement et régulièrement, la bouche ouverte, en abaissant petit à petit la paroi abdominale jusqu’à ce qu’elle revienne à sa position normale. Lorsque vous serez bien habitué à la respiration ventrale, vous pourrez retenir votre souffle après l’inspiration (inspiration : 2 à 4 secondes ; rétention : 8 à 16 secondes ; expiration : 4 à 8 secondes)


    2) LA VOIX

    a) Le débit

    • Ne pas parler trop vite ou trop lentement. Si vous parlez trop vite, l’auditoire aura l’impression que vous voulez terminer rapidement votre exposé. Il faut d’ailleurs laisser à l’auditoire le temps de digérer ce qui est dit ! Si vous parlez trop lentement, vous crisperez peut-être l’auditoire.
    • Les pauses sont indispensables car elles délimitent les unités d’information.

    b) La modulation

    • Varier le ton de la voix (une diction non modulée est monotone).
    • Une voix naturelle est conseillée !

    c) L’amplitude (ou l’intensité)

    • Parler à voix forte en fonction du volume de l’espace et du nombre des auditeurs.
    • Ne pas confondre l’amplitude de la voix et la hauteur de la voix : une voix aiguë ou grave font partie du registre de la hauteur. Il est important de connaître la hauteur de sa voir afin de mieux la gérer.

    d) L’articulation

    • Elle consiste à bien faire entendre les différents sons sans «mâcher» ses mots.
    • Le travail de l’articulation est axé sur les consonnes.
    • L’exercice du crayon peut vous aider à mieux articuler (prendre un crayon octogonal et le placer dans la bouche, serré entre les dents, perpendiculairement à soi et pointé un peu vers le haut).


    3) LE CORPS

    a) Les gestes

    • Il faut savoir que les gestes sont très explicites et qu’il est important de donner un sens à son geste ( les gestes peuvent être utilisés pour appuyer son propos). Les gestes doivent aider à la compréhension de l’exposé.
    • Aucun geste n’est interdit du moment que la gestuelle soit mise au service de la parole.
    • Il est cependant conseillé de ne pas mettre ses mains dans les poches ou la main devant la bouche.
    • Il faut à la fois éviter une gesticulation trop importante et un comportement statique (il est donc préférable de se déplacer de temps à autre et sans gesticuler plutôt que de rester continuellement rivé à son bureau).
    • Un certain dynamisme est conseillé !

    b) Le visage expressif et parfois souriant est préférable à un visage neutre !

    c) Le regard

    • Apprendre à regarder chaque membre de l’auditoire.
    • Évitez le regard fuyant et sans expression.
    • Évitez le regard fixé sur une seule personne ou une partie de l’auditoire!
    • Ne pas baisser les yeux, regarder le plafond ou la fenêtre !
    • Ne pas parler en ne regardant que les étudiants de la première rangée.
    • Donnez l’impression que vous parlez pour chaque personne en particulier (votre regard doit donc passer de l’une à l’autre personne) : certains praticiens du langage conseillent, pour le regard, un circuit hélicoïdal.

    d) Le vêtement

    • Tout élément vestimentaire a une signification.
    • Un étudiant doit savoir qu’il suscitera des réactions diverses selon qu’il portera un vêtement excentrique ou un costume avec cravate !
    • Un vêtement correct est conseillé : une manière de respecter votre auditoire.

    4) LA LANGUE

    • Une syntaxe et un style corrects.
    • Un niveau de la langue courant (un registre plus technique peut être utilisé en fonction du sujet suivi).
    • Un vocabulaire adéquat : il convient, en outre, d’expliquer les mots plus difficiles (le vocabulaire doit, en effet, être adapté à l’auditoire).
    • Ne pas répéter les mêmes mots ou expressions (exemple : «et alors...»).


    5) LA STRUCTURE

    • Annoncez les différentes parties de votre exposé (une introduction et une conclusion sont souhaitables).
    • Utilisez parfois des liens logiques de transition (ceux-ci sont néanmoins moins nombreux qu’à l’écrit).


    6) LE CONTENU

    a) Le sujet

    • Tout sujet peut être en soi intéressant, mais c’est surtout la manière de le présenter qui doit être originale.
    • Prenez garde à ne pas présenter des banalités. Recherchez plutôt à présenter ce qui est peu connu ou ce qui étonne : c'est le meilleur moyen d'attirer l'attention de votre auditoire.
    • Évitez néanmoins les sujets passe-partout (exemple : le football chez les étudiants passionnés par ce sport !).
    • Essayez de faire un exposé intéressant et vivant : faire appel à des faits d’actualité, utiliser des comparaisons, pratiquer l’humour, recourir à des exemples...

    b) L’argumentation

    • Il convient de bien argumenter ses idées.
    • Les informations doivent être exactes (il est donc indispensable de bien se documenter au préalable) : cette observation n’est pas valable pour un exposé qui présenterait un ton plus personnel.

    c) Le support

    • Un support visuel peut être utilisé (tableau, affiche). Mais prévoyez de ne pas tourner trop longtemps le dos à votre auditoire.
    • Si vous désirez faire circuler des photographies ou des objets parmi votre auditoire, il est souvent préférable de le faire après votre exposé (dans le cas contraire l’attention de l’auditoire sera moins soutenue).


    7) LES NOTES

    • Ne pas se plonger continuellement dans ses notes (il est préférable d’avoir un plan de l’exposé).
    • Ne pas réciter ses notes par coeur !
    • Soulignez éventuellement les parties importantes dans différentes couleurs. Le but est de vous permettre de trouver très rapidement le mot ou la phrase que vous risquez d'oublier.


    8) LA DURÉE

    Respectez la durée qui vous est proposée. Si l’exposé est trop long, vous serez probablement interrompu. Si l’exposé est trop rapide, vous risquez de décevoir l’auditoire et votre professeur.











  • L’exercice que je vous propose est très intéressant, car il met en jeu plusieurs aspects de la communication verbale et non verbale. L’exercice consiste à faire reconstituer par un partenaire une lettre (qu’il ne connaît pas) à partir d’éléments découpés.

    Consignes
    pour une classe de 24 étudiants
    (lettre E)


    1) Reproduire la lettre E (15 centimètres de hauteur environ sur 10 centimètres de large environ) et dessiner 12 figures géométriques dans cette lettre (les figures seront numérotées de 1 à 12 : carré, triangles divers, rectangle, trapèze...).

    2) Photocopier plusieurs exemplaires de la lettre en fonction du nombre de participants à l’exercice (24 lettres E par exemple pour une classe de 24 étudiants).

    3) Découper 12 lettres E en douze figures géométriques (faire le même découpage avec les 12 lettres photocopiées). Les 12 autres lettres E ne sont donc pas découpées.

    4) Placer les douze figures géomériques de chaque lettre dans une enveloppe afin de ne pas les égarer (12 enveloppes dans le cas qui nous occupe).

    5) Partager la classe en groupes de deux étudiants. Chaque membre du groupe se placera en face de son partenaire.

    6) Un des membres de l’équipe (qui possède une lettre non découpée avec les douzes figures numérotées de 1 à 12) demandera à son partenaire de reconstituer la lettre E (ce partenaire, qui a reçu une enveloppe, prendra dans
    celle-ci les 12 figures géométriques découpées et non numérotées attaché-case, classeur...) entre les deux membres de l’équipe afin que le partenaire chargé de reconstituer la lettre E ne voit jamais la lettre E dans sa totalité.

    7) Le membre chargé de faire reconstituer la lettre peut utiliser :

    - la communication verbale : «tu prends le triangle isocèle que tu places dans le bas, la base de ce triangle doit être parallèle à ...
    - la communication gestuelle sans jamais reproduire gestuellement la lettre E.

    Le membre chargé de reconstituer la lettre peut utiliser les mêmes moyens.

    8) L’exercice n’est pas facile, puisque les deux membres sont placés l’un en face de l’autre : l’organisation spatiale est donc différente pour chacun d’eux ! Cette difficulté, parmi d’autres, créera sans doute une certaine tension que chaque membre de l’équipe devra gérer pour le bien de son partenaire.

    9) L’équipe gagnante est celle dont le membre chargé de reconstituer la lettre E a été le plus rapide (il faut savoir que si ce dernier a été rapide pour reconstituer la lettre E, c’est sans doute grâce à son calme personnel et aux explications plus claires de son partenaire). Bien entendu les autres équipes doivent continuer l’exercice tant que la lettre E n’est pas reconstituée dans chaque équipe : on peut ainsi classer les équipes en fonction de la rapidité à
    reconstituer la lettre.

    10) Si le groupe comprend 24 élèves, on peut également créer : 8 équipes de deux étudiants et 8
    observateurs. Un observateur peut, en fonction du nombre des étudiants dans une classe, observer deux équipes.
    Le rôle de ces observateurs ne sera expliqué qu’à ces derniers. Chaque observateur observe une équipe : son rôle n’est pas de porter un jugement de valeur sur les personnes (il doit rester neutre et ne peut jamais intervenir), mais
    d’observer et de noter par écrit plusieurs aspects :

    - Quel est le type de langage le plus souvent utilisé par chaque membre de l’équipe ?
    - Une tension est-elle présente à un certain moment et pourquoi (un membre s’énerve-t-il rapidement par exemple) ?
    - Qui, dans l’équipe, s’est montré le plus patient à travers l’exercice ?
    - L’exercice s’est-il réalisé dans le calme ?

    11) Après l’exercice, chaque observateur peut dire ce qu’il a noté et chaque membre des différentes équipes peut partager la façon dont il a vécu l’exercice (les difficultés rencontrées...).






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